Né à
dans le Gers en 1958, Régis BROUSTET se dit peintre amateur et autodidacte,
même s'il a fréquenté en 1983/84, les ateliers "TARLATANE" de Madame Claire Hainault à Paris 15ème. Voici qu'il
déclare :"il existe tellement de talent autour de moi que cela me fait rentrer dans ma coquille, alors je repousse à plus tard l'exposition
qui me mettra a nu devant les gens. En fait il appréhende la présentation de ses oeuvres devant le public extèrieur mais en même temps il aspire
à une reconnaissance élargie.
En 1987, la première exposition à la Tour Maine Montparnasse,PARIS 15ème, lui met le pied à l'étrier.
Entre temps,il se lance dans la fabrication et la commercialisation de bijoux fantaisies en résine, bois, et argent (modèle unique à chaque
création), qu'il vend sur le Marché de la Création de Mouton-Duvernet dans le 14ème arrondissement.
C'est d'ailleurs là, sur son petit stand en plein air, qu'il a accroché ses premières oeuvres en acryliques. S'il s'est, dans ses débuts, essayé
à une forme d'expressionnisme aux couleurs vives sur des fonds sombres, il n'en demeure pas moins un admirateur des impressionnistes.
Il parle, aussi, de ses affinités avec des paysagistes actuels tels que Jouenne, Hosotte, ou Agostini.
Et c'est vrai qu'après un parcours chaotique, sa grande source d'inspiration, c'est en fin de compte le paysage, traité sans mievrerie, plus ou moins
recomposé, avec un souci d'équilibrer les masses, les contrastes ombre et lumière.
Dans la plupart de ses tableaux, le petit plus est la présence humaine, soit directe par quelques petits personnages, soit suggérée par une barrière,
un vélo, un parasol, un siége, un lampadaire, judicieusement ajoutés. La ténacité et sans doute la maturité l'ont ramené à peindre ce qu'il
cherchait et qu'il avait en fait à portée du regard. Ce qui lui fait dire cette phrase :"peindre la nature c'est peindre l'impossible, tant elle est
belle et sans cesse renouvelée. Avec nos pinceaux et nos couleurs, nous ne pouvons qu'approcher ce qu'elle nous donne à voir
si généreusement, mais en fin de compte c'est elle qui aura la dernière palette".
Je n'ai pas résisté au plaisir de compléter son propos par ce que disait Pierre Bonnard : "Peindre non la chose elle même, mais l'effet qu'elle produit".
Robert ANSELME- Février 99- A.D.A.C.





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